|
|
||
|
||
|
|
| Red Hat Documentation |
Chapitre 3. Configuration du systèmeL'une des principales forces de Red Hat Linux est que le système d'exploitation peut être configuré pour faire à peu près n'importe quoi. Par le passé, ceci impliquait l'édition manuelle de fichiers de configuration parfois obscurs, puis le redémarrage des services système en croisant les doigts pour que les modifications aient été correctement apportées. En outre, la pléthore des options de configuration risque de désorienter de nouveaux utilisateurs ne sachant pas nécessairement où rechercher un fichier de configuration particulier. Red Hat Linux offre deux utilitaires de configuration du système : linuxconf et le tableau de contrôle. Ce dernier comprend un lanceur pour divers outils de configuration système Red Hat, dont linuxconf. Vous trouverez des instructions sur la manière d'utiliser le tableau de contrôle et les outils qu'il comprend à la la section intitulée Configuration du système avec Control Panel. L'outil de configuration linuxconf peut faciliter certaines tâches de configuration du système. Linuxconf est à la fois :
Si linuxconf peut faire presque tout ce que peuvent faire les outils du tableau de contrôle, il y a deux domaines dans lesquels ce dernier domine :
Examinons linuxconf de plus près. Configuration du système avec LinuxconfLinuxconf permet de configurer et de contrôler divers aspects du système et est capable de prendre en charge un vaste éventail de programmes et de tâches. Une documentation complète sur linuxconf pourrait faire l'objet d'un ouvrage à part entière, et irait certainement bien au-delà de ce que nous pouvons couvrir dans ce chapitre. Au lieu de cela, nous allons nous concentrer sur des tâches habituelles telles que l'ajout d'utilisateurs et la connexion à un réseau. Pour plus d'informations sur linuxconf, notamment son édition la plus récente sur le site Web de linuxconf : http://www.solucorp.qc.ca/linuxconf/ Le site Web de linuxconf comprend des informations très étendues, notamment une description, un exposé raisonné, un historique une liste de contacts, et bon nombre d'autres informations en plus du logiciel. Ce site étant maintenu par le créateur et développeur de linuxconf, Jacques Gelinas, les informations qu'il contient concernant linuxconf sont parfaitement actualisées. Ce chapitre n'approfondira que quelques fonctions de linuxconf. Si vous avez simplement besoin d'une référence rapide vous montrant où aller dans linuxconf pour exécuter les tâches couvertes dans ce chapitre, reportez-vous à la la section intitulée S'orienter dans linuxconf. S'il vous faut plus d'aide sur linuxconf, essayez les sources suivantes :
Exécution de LinuxconfVous devez être connecté en tant que root pour exécuter linuxconf, de sorte que si vous êtes dans un compte utilisateur, utilisez la commande su pour vous connecter en tant que root. A présent, tapez linuxconf à l'invite du shell pour lancer le programme. Interfaces utilisateur de LinuxconfLinuxconf offre quatre interfaces utilisateur :
Linuxconf démarrera soit en mode texte, soit en X mode X Window, selon votre variable d'environnement DISPLAY. La première fois que vous exécutez Linuxconf, un message d'introduction s'affiche ; bien qu'il ne s'affiche qu'une seule fois, l'accès à l'aide depuis le menu principal fournit les mêmes informations de base. Linuxconf comprend des informations d'aide contextuelle. Pour plus de détails sur un aspect spécifique de linuxconf, sélectionnez Help dans l'écran sur lequel vous souhaitez de l'aide. Les écrans d'aide ne sont pas encore tous complets ; au fur à mesure de leur mise à jour, ils seront inclus dans les prochaines versions de Linuxconf. gnome-linuxconf Interfacegnome-linuxconf facilite la navigation dans la structure hiérarchique de linuxconf.
Si vous utilisez la vue du menu sous forme d'arborescence, trouver la fenêtre appropriée devrait être à la fois simple et rapide. Vous pouvez replier ou déplier les sections en cliquant sur le signe + ou - situé à côté de l'élément de menu. Les entrées sélectionnées s'affichent sous la forme d'onglets dans le cadre de droite et y restent jusqu'à la fermeture. Si vous vous retrouvez avec plus d'onglets ouverts que vous ne le souhaitez, sélectionnez simplement Cancel au bas de chaque onglet pour le fermer sans apporter de modifications, ou Accept pour les implémenter. Activation d'un accès à linuxconf de type WebPour des raisons de sécurité, l'accès de type Web à linuxconf est désactivé par défaut. Avant d'essayer d'accéder à linuxconf avec un navigateur Web, activez ce type d'accès. Voici comment procéder :
L'accès Web doit être activé. Pour le tester, allez à un système ajouté à la liste de contrôle des accès. Lancez ensuite le navigateur Web, puis entrez l'URL suivante :
(remplacez <host> par le nom d'hôte de votre système ; supprimez également la ligne "disable=yes" du fichier /etc/xinetd.d/linuxconf, puis exécutez la commande /sbin/service xinetd reload depuis l'invite du shell). La page principale de linuxconf devrait s'afficher. Vous devez entrer le mot de passe root de votre système pour pouvoir aller au-delà de cette page. Vous pouvez également activer l'accès à linuxconf pour tout le réseau selon la même méthode, en entrant un nom de réseau au lieu d'un nom d'hôte. Ajout d'un compte utilisateurL'ajout d'un utilisateur est l'une des tâches essentielles de l'administration de votre système. Pour ajouter un utilisateur :
L'écran User account creation comprend les sections Base info, Params et Privileges. Seul le Login name est obligatoire, mais vous devriez connaître les autres champs que vous pouvez compléter ou non. Informations de base pour les comptes utilisateurLe Login name est le nom du compte ; il est habituellement noté en lettres minuscules. Les noms et prénoms, les initiales ou une combinaison de ceux-ci constituent des noms de connexion très répandus. Pour un utilisateur nommé John T. Smith, smith, john, jts ou jsmith pourraient être des noms d'utilisateur. Naturellement, spike ou n'importe quelle autre chaîne de caractères fonctionnerait tout aussi bien. Vous pouvez également utiliser des chiffres, comme dans jts2, par exemple si une autre personne a les mêmes initiales. Il n'y a pas d'entrée par défaut pour ce champ. Le Full name est le nom complet de l'utilisateur du compte. Il permet à un individu d'indiquer son nom, par exemple John T. Smith. Si le compte représente une position plutôt qu'une personne, le nom peut être remplacé par son titre. Ainsi un compte appelé webmaster pourrait avoir pour nom complet Red Hat Webmaster ou simplement Webmaster. Il n'y a pas d'entrée par défaut pour ce champ. Du fait que Red Hat Linux utiliser le système de groupe propre à l'utilisateur, chaque utilisateur est assigné à un groupe par défaut dont il est le seul membre. Pour plus d'informations sur les groupes propres à l'utilisateur, reportez-vous à la la section intitulée Groupes propres à l'utilisateur dans Chapitre 2. Le champ Supplementary groups permet de spécifier des groupes supplémentaires. Les noms de groupe doivent être séparés par des espacements. Par défaut, ce champ est vide, ce qui signifie qu'aucun groupe supplémentaire n'est spécifié. Le Home directory spécifie le répertoire personnel ou répertoire de connexion du compte. Par défaut, il s'agit de /home/login, où login est remplacé par le nom de connexion. Le répertoire personnel est le point de départ dans la structure de répertoires lorsque vous vous connectez ou, si vous travaillez sous X Window, pour chaque fenêtre xterm ouverte. C'est également l'emplacement où les fichiers de préférences spécifiques au compte sont stockés. Le Command interpreter est le shell par défaut pour le compte. Le shell bash est le shell par défaut pour Red Hat Linux. L'User ID (UID) est le nombre associé à chaque compte utilisateur. Il est automatiquement généré par le système lors de la création du compte, de sorte qu'il suffit de laisser ce champ à blanc. Le système utilise l'UID pour identifier un compte. Params pour les comptes utilisateurLes Params sont utilisés pour la gestion des mots de passe et des comptes. Par défaut, tous les paramètres ont le statut Ignored, de sorte qu'ils ne sont pas utilisés. Must keep # days définit un nombre de jours de validité minimum pour le mot de passe d'un utilisateur. Le champ Must change after # days permet de fixer l'expiration du mot de passe d'un utilisateur à un certain nombre de jours. Si vous souhaitez que l'utilisateur soit averti de l'expiration imminente de son mot de passe (conseillé), utilisez le champ Warn # days before expiration. Si vous voulez que le compte de l'utilisateur expire après un certain nombre de jours, utilisez le champ Account expire after # days . Vous pouvez également définir la date d'expiration à l'aide du champ Expiration date. Privilèges pour les comptes utilisateurDans la section Privileges, vous pouvez donner accès et/ou contrôler divers aspects de la configuration du système. Par défaut, les utilisateurs normaux sont dénués de tout privilège sur cet écran. Vous pouvez décider de leur accorder ou de leur accorder silencieusement des privilèges spécifiques. La différence entre Granted et Granted/silent est que si le privilège est simplement accordé, linuxconf demande à l'utilisateur d'entrer son mot de passe avant de lui accorder le privilège. Si le privilège est accordé silencieusement, linuxconf ne demande pas de mot de passe. Généralement, les administrateurs système prudents n'accordent pas de privilèges de configuration du système s'il n'y a pas d'absolue nécessité. Si vous accordez des privilèges, ne les accordez silencieusement qu'avec prudence. Si un utilisateur auquel des privilèges sont accordés silencieusement se connecte sur son ordinateur puis abandonne celui-ci, ses privilèges restent ouverts pour toute personne s'asseyant à son bureau. Les privilèges accordés silencieusement sont moins risqués s'ils sont utilisés sur des ordinateurs se trouvant dans une zone dont l'accès est restreint physiquement. May use linuxconf: l'utilisateur peut accéder à toutes les fonctions de linuxconf , de même que configurer ou modifier les paramètres de linuxconf. Notez que l'utilisation de linuxconf est distincte du privilège d'activation des changements de configuration. L'administrateur système peut autoriser l'utilisation de linuxconf, mais refuser le privilège d'activation, de manière à avoir son mot à dire sur l'activation ou non des changements de configuration. May activate config changes: Après avoir modifié un paramètre dans linuxconf , il faut indiquer à linuxconf que les modifications apportées doivent être appliquées. Selon le mode linuxconf utilisé, vous pouvez faire cela en cliquant sur le bouton Activate the changes dans linuxconf en mode interface graphique, sur le bouton Accept dans linuxconf en mode Web, sur le bouton Accept dans linuxconf en mode texte, etc. Vous pouvez accorder le privilège d'activation des modifications à un utilisateur. Dans ce cas, ce dernier sera en mesure d'activer tous les paramètres de configuration du système modifiés dans linuxconf. May shutdown: Un utilisateur peut avoir le droit d'arrêter le système. Notez que Red Hat Linux est configuré dans s /etc/inittab pour s'arrêter proprement suite à la combinaison de touches Ctrl-Alt-Del. Vous pouvez également accorder à l'utilisateur les privilèges de commuter les modes réseau, de consulter les journaux système, et même l'ensemble des privilèges d'un super-utilisateur. Après avoir entré le nom de connexion et toute autre information de votre choix, sélectionnez le bouton Accept au bas de l'écran. Si vous décidez de ne pas créer de nouvel utilisateur, sélectionnez plutôt Cancel. Lorsque vous cliquez sur Accept, linuxconf vous invite à entrer le mot de passe, comme à la Figure 3-6. Vous devez entrer une nouvelle fois le mot de passe afin d'éviter les fautes de frappe. Les mots de passe doivent compter au minimum six caractères, mais vous pouvez augmenter la longueur minimum requise et définir d'autres paramètres pour les mots de passe utilisateur en sélectionnant Users Accounts => Policies => Password & Account Policies. Un bon mot de passe est une combinaison de lettres, de chiffres et de caractères spéciaux. Il doit utiliser des caractères majuscules et minuscules. N'utilisez pas votre nom d'utilisateur, votre date d'anniversaire, votre numéro de sécurité sociale, le nom de votre chien, votre deuxième prénom ou le mot root. N'utilisez pas de variation d'un mot associé à votre compte ou à vous-même. N'utilisez pas de mot du dictionnaire ; il serait trop facile de le trouver. Une technique simple pour la création d'un mot de passe consiste à utiliser les initiales de chaque mot d'une phrase qui vous est familière (par exemple, quelques mots des paroles d'une chanson). Capitalisez certaines lettres et insérez quelques chiffres et/ou caractères spéciaux à la place des lettres ; vous disposerez alors d'un mot de passe acceptable. Appuyez de nouveau sur le bouton Accept lorsque vous avez terminé. Le système vous fait savoir s'il estime que le mot de passe est facile à trouver ; si un message d'avertissement s'affiche, n'utilisez pas le mot de passe. Modification d'un compte utilisateur
Pour appliquer les modifications, sélectionnez Accept. Si vous décidez de ne pas appliquer les modifications, sélectionnez Cancel. Ceci garantit qu'aucun changement n'est apporté. Changement du mot de passe d'un utilisateur
Linuxconf vous invite à entrer le nouveau mot de passe. Retapez le mot de passe dans le champ Confirmation. Celui-ci permet d'éviter l'entrée d'une faute de frappe dans le champ. Reportez-vous à la la section intitulée Ajout d'un compte utilisateur pour obtenir des conseils sur le choix d'un mot de passe. Si vous décidez de ne pas modifier le mot de passe, sélectionnez Cancel. Après avoir entré le nouveau mot de passe, sélectionnez Accept. Changement du mot de passe rootEn raison des implications au niveau de la sécurité des accès root, linuxconf requiert que vous vérifiiez que vous avez actuellement accès au compte root.
Commencez par entrer le mot de passe root actuel pour vérifier l'accès au compte root. Après avoir entré le mot de passe actuel du root, vous êtes invité à taper un nouveau mot de passe. Dans le champ Confirmation, tapez de nouveau le mot de passe. Celui-ci permet d'éviter l'entrée d'une faute de frappe dans le champ. Reportez-vous à la la section intitulée Ajout d'un compte utilisateur pour obtenir des conseils sur le choix d'un mot de passe. Veillez à choisir un bon mot de passe ! Si vous décidez de ne pas modifier le mot de passe root, sélectionnez Cancel. Après avoir entré le nouveau mot de passe, sélectionnez Accept. Désactivation d'un compte utilisateurLa désactivation d'un compte utilisateur est préférable à sa suppression, à moins que vous n'ayez besoin de récupérer de l'espace de stockage ou d'être absolument certain de ne plus jamais avoir besoin de ces données à l'avenir. Si le compte d'un utilisateur est désactivé, ce dernier ne peut plus se connecter.
Le compte est désactivé. Vous pouvez ensuite le réactiver à votre guise en procédant de la sorte. Activation d'un compte utilisateurPar défaut, tous les comptes utilisateur nouvellement créés sont activés. Si vous devez activer un compte, vous pouvez utiliser linuxconf pour le faire. Ouvrez Config => Users accounts => Normal => User accounts. Sélectionnez un compte. Activez la case à cocher The account is enabled. Suppression d'un compte utilisateur
Pour supprimer un compte :
Linuxconf affiche alors une liste d'options. L'option par défaut consiste à archiver les données du compte. L'option d'archivage a les effets suivants :
L'option Delete the account's data de l'écran Deleting account <nom de compte> (voir la Figure 3-7) permet de :
L'option Leave the account's data in place de l'écran Deleting account <nom de compte> (voir la Figure 3-7) permet de :
GroupesTous les utilisateurs appartiennent à un ou plusieurs groupes. Tout comme chaque fichier a un utilisateur spécifique, chaque fichier appartient à un groupe particulier. Ce groupe peut être propre à l'utilisateur du fichier ou partagé par d'autres utilisateurs. La faculté de lire, écrire ou exécuter un fichier peut être attribuée à un groupe ; elle est distincte des droits de l'utilisateur. Par exemple, le propriétaire d'un fichier peut être autorisé à écrire dans un document, tandis que d'autres membres du groupe sont seulement autorisés à le lire. Création d'un groupePour créer un nouveau groupe :
Vous verrez peut-être s'afficher un écran de filtre, selon les paramètres définis dans Control => Filters. Choisissez un filtre ou sélectionnez Accept pour court-circuiter le filtre. Sélectionnez Add au bas de l'écran User groups. Tapez un nom de groupe. Vous pouvez également spécifier des membres du groupe dans le champ Alternate members. Des espacements doivent figurer, en guise de délimiteurs, entre les noms de la liste des utilisateurs. Laissez le champ Group name à blanc, de manière à ce que le système attribue un Group ID (GID) au nouveau groupe. Lorsque vous avez terminé, sélectionnez Accept ; le groupe est créé. Suppression d'un groupePour supprimer un groupe :
Les fichiers du groupe restent stockés et leur propriétaire en conservent le contrôle exclusif. Le nom du groupe est remplacé par l'ID du groupe supprimé. Les fichiers peuvent être attribués à un nouveau groupe à l'aide de la commande chgrp. Pour plus d'informations sur chgrp, tapez la commande info chgrp ou man chgrp à l'invite du shell. Si un nouveau groupe est créé et l'ID du groupe supprimé spécifiée, le nouveau groupe a accès aux fichiers du groupe supprimé. Ne vous inquiétez pas. linuxconf ne recycle pas plus les anciens numéros de groupe que les anciens ID utilisateur. Cela ne se produit donc pas accidentellement. Modification des membres d'un groupeIl existe deux façons de modifier la liste des utilisateurs appartenant à un groupe. Vous pouvez mettre à jour soit les comptes utilisateur, soit les définitions du groupe. En général, la méthode la plus rapide consiste à mettre à jour chacune des définitions de groupe. Si vous envisagez de changer d'autres informations que les informations de groupe pour les utilisateurs, il est plus commode de mettre à jour les comptes utilisateur. Nous allons commencer par détailler la méthode des définitions de groupe.
Cette opération met automatiquement à jour chaque compte utilisateur avec le groupe indiqué dans le champ Supplementary groups s'il a été ajouté ou absent de ce champ s'il a été supprimé. L'ajout ou la suppression de groupes peuvent également être effectués par la modification de chaque compte utilisateur.
Cette opération met automatiquement à jour les définitions de groupe. Répétez le processus pour chaque utilisateur. Systèmes de fichiersUn système de fichiers se compose de fichiers et de répertoires, qui commencent tous dans seul répertoire root. Ce dernier peut contenir un nombre quelconque de fichiers et de répertoires ; ceux-ci peuvent, à leur tour, contenir d'autres répertoires, et ainsi de suite. Un système de fichiers moyen ressemble souvent à une arborescence inversée, avec des répertoires pour branches et des fichiers pour feuilles. Les systèmes de fichiers résident sur des supports de stockage de grande capacité tels que disquettes, disques durs et CD-ROM. Par exemple, un lecteur de disquette sur un ordinateur sous DOS et Windows est généralement désigné par A:\. Cette notation désigne à la fois le périphérique (A:) et son répertoire racine (root) (\). Le disque dur principal sur ce type de système est généralement désigné comme lecteur "C", du fait que la spécification pour le premier disque dur est C:. Pour désigner le répertoire root sur le lecteur C, on note C:\. Avec cette configuration, il y a deux systèmes de fichiers — l'un sur A: et l'autre sur C:. Pour spécifier tout fichier d'un système de fichiers DOS/Windows, vous devez indiquer explicitement le périphérique sur lequel se trouve le fichier, ou le fichier doit se trouver sur le lecteur par défaut du système (l'endroit où se trouve l'invite C du DOS — c'est le lecteur par défaut d'un système équipé d'un seul disque dur). Linux permet de relier des systèmes de fichiers figurant sur plusieurs périphériques de stockage en un système de fichiers unique, de plus grande taille. Il suffit de placer le système de fichiers d'un périphérique "sous" un répertoire figurant sur le système de fichiers d'un autre périphérique. Ainsi, tandis que le répertoire root d'un lecteur de disquette sous DOS est désigné par A:\, le même lecteur, sur un système Linux peut être accessible comme /mnt/floppy. Ce processus de fusion des systèmes de fichiers est appelé montage. Lorsqu'un périphérique est monté, il est accessible aux utilisateurs du système. Le répertoire "sous" lequel un système de fichiers de périphérique monté devient accessible est appelé Point de montage. Dans l'exemple du paragraphe précédent, /mnt/floppy était le point de montage du lecteur de disquette. Il n'existe aucune restriction (autre que certaines conventions communes) concernant la dénomination des points de montage. Nous aurions pu tout aussi bien monter le lecteur de disquette sur /long/path/to/the/floppy/drive. Il faut toutefois garder à l'esprit que l'adresse de tous les fichiers et répertoires d'un périphérique est relative par rapport à son point de montage. Voyons les exemples suivants :
Ainsi, si ce qui précède décrit les systèmes de fichiers individuels et si vous montez le CD-ROM au point /foo, la nouvelle structure de répertoires du système d'exploitation sera :
Pour monter un système de fichiers, assurez-vous d'être connecté en tant que root, ou allez au root à l'aide de la commande su. Dans le second cas, tapez su à l'invite du shell, puis tapez le mot de passe root. Une fois connecté en tant que root, tapez mount, suivi du nom du périphérique et du point de montage. Par exemple, pour monter le premier lecteur de disquette sur /mnt/floppy, tapez la commande mount /dev/fd0 /mnt/floppy. Lors de l'installation, Red Hat Linux créez le fichier /etc/fstab. Ce dernier contient des informations sur les périphériques et les points de montage associés. L'avantage de ce fichier est qu'il permet de raccourcir les commandes de montage et qu'il contrôle quels systèmes de fichiers sont automatiquement montés lors du démarrage du système. En vous basant sur les informations contenues dans /etc/fstab, vous pouvez taper mount, puis soit le point de montage, soit le périphérique. La commande mount recherche le reste des informations dans /etc/fstab. Il est possible de modifier ce fichier manuellement ou à l'aide de linuxconf. Examen du système de fichiers courantCommençons par examiner votre structure de répertoires actuelle.
Les champs, comme indiqué à la Figure 3-10, sont :
Des systèmes de fichiers d'autres machines sur un réseau peuvent également être disponibles. Cela peut aller d'un petit répertoire isolé à un volume entier. Toutefois, aucune information sur Size ou Partition type (la taille ou le type de partition) n'est disponible pour ceux-ci. Des informations supplémentaires sur les systèmes de fichiers NFS (si vous en disposez) seront contenues dans : Config => File systems => Access nfs volume L'écran ressemble à l'écran Local Volume (voir la Figure 3-10), avec quelques différences sensibles au niveau des informations fournies pour chaque entrée :
Ajout de montages NFSLa technologie NFS (Network File System, système de fichiers de réseau) permet à des ordinateurs de partager des sections de leur système de fichiers local sur un réseau. Ces sections peuvent avoir la taille d'un simple répertoire ou inclure des milliers de fichiers en une vaste hiérarchie de répertoires. Par exemple, dispose d'un serveur de courrier unique, les fichiers de courrier étant servis sous la forme de montage NFS sur le système local de chaque utilisateur. Pour ajouter un montage NFS :
Les trois champs sous l'onglet Base sont ce dont vous devez vous occuper ensuite (reportez-vous à la Figure 3-11).
C'est là tout ce dont vous avez besoin pour créer le montage. Linuxconf met à jour le fichier /etc/fstab en conséquence. Si vous songez à des exigences supplémentaires, lisez le fichier d'aide sur l'écran Volume specification et consultez la page de manuel mount pour plus d'informations. Après avoir entré les informations, sélectionnez Accept. Etablissement d'une connexion avec Linuxconf (configuration réseau)La première chose à savoir lors de la connexion, c'est si vous vous connectez à un réseau local, tel un groupe d'ordinateurs dans un bureau, ou à un réseau à grande distance tel qu'Internet. Avant de poursuivre, il est important de connaître le matériel dont vous disposez et le type de connexion que vous allez établir. Si vous vous disposez à appeler un autre ordinateur, assurez-vous que votre modem est installé et que les câbles sont correctement disposés. Si vous utilisez une carte réseau, assurez-vous qu'elle est bien installée et que les câbles sont correctement connectés. Quelle que soit la configuration réseau spécifiée, si les lignes téléphoniques et les câbles ne sont pas parfaitement connectés, il vous sera impossible d'établir une connexion. Connexions réseauLa configuration d'une connexion de réseau sur ethernet nécessite un type de configuration totalement différent. Les connexions réseau de type Token Ring ou ARCnet suivent une procédure similaire, mais ne seront pas présentées ici.
Le premier élément de cet écran est une case à cocher permettant d'indiquer si cet adaptateur est activé ou non. Elle doit être activée s'il s'agit de celui que vous avez l'intention d'utiliser. Dessous figure un choix de modes Config. Manual signifie que vous fournirez toutes les information et les entrerez vous-même. Dhcp et Bootp signifient que votre ordinateur recevra ses informations de configuration réseau d'un serveur DHCP ou BOOTP distant. Si vous n'êtes pas certain de l'option à choisir, adressez-vous à votre administrateur réseau. Champs requis pour DHCP ou BOOTP :
Pour les configurations DHCP et bootp, vous devez uniquement spécifier les champs Net device et Kernel module. Pour Net device, vous allez opérer une sélection dans une liste où le préfixe eth représente des cartes Ethernet, arc spécifie une carte ARCnet et tr des cartes Token Ring. Vous trouverez une liste complète des cartes réseau et de leurs modules respectifs dans Annexe A. Pour obtenir la liste la plus à jour, visitez notre site Web à l'adresse :
Les informations netmask peuvent être définies par défaut, bien que, selon le type de réseau que vous configurez ou dont vous vous vous préparez à faire partie, vous devrez peut-être les spécifier. Si vous vous connectez à un fournisseur d'accès Internet, demandez-lui de vous communiquer les informations nécessaires. Le numéro d'appel sera très probablement 255.255.255.0. Champs obligatoire pour une configuration manuelle :
Les informations sur les périphériques réseau et les modules de noyau sont décrites ci-dessus. Le nom principal + domaine appropriés, de même que l'adresse IP varient selon que vous ajoutez l'ordinateur à un réseau existant ou que vous créez un nouveau réseau. Pour vous connecter à un réseau existant, contactez l'administrateur réseau pour obtenir les informations nécessaires. La connexion d'un réseau à Internet sort du champ de cet ouvrage. Nous conseillons le point de départ suivant : TCP/IP Network Administration, 2nd Edition, de Craig Hunt (édité par O'Reilly and Associates). Si vous configurez un réseau privé qui ne sera jamais connecté à Internet, vous pouvez choisir le nom primaire + nom de domaine de votre choix et disposer de plusieurs choix pour les adresses IP (voir Tableau 3-1). Tableau 3-1. Adresses et exemples
Les trois séries de chiffres ci-dessus correspondent respectivement à des réseaux de classes a, b et c. Les classes sont utilisées pour décrire le numéro d'adresses IP disponibles de même que la plage de numéros. Les chiffres ci-dessus ont été mis de côté pour des réseaux privés.
Spécification de serveur de nomsUn serveur de noms et un domaine par défaut sont également nécessaires pour établir une connexion réseau. Le serveur de noms est utilisé pour convertir des noms d'hôte tels que private.network.com en leur adresse IP, telle que 192.168.7.3. Le domaine par défaut indique à l'ordinateur où chercher lorsqu'un nom d'hôte pleinement qualifié n'est pas spécifié. Pleinement qualifié signifie que l'adresse complète est communiquée, de sorte que foo.redhat.com est le nom d'hôte pleinement qualifié, alors que le nom d'hôte est simplement foo. Si vous avez spécifié votre domaine par défaut comme redhat.com, vous pouvez utiliser simplement le nom d'hôte pour vous connecter avec succès. Par exemple, ftp foo serait suffisant si votre domaine de recherche est redhat.com, tandis que ftp foo.redhat.com serait requis si ce n'était pas le cas. Pour spécifier le serveur de noms, ouvrez Config => Networking => Client tasks => Name server specification (DNS). Les serveurs de noms sont classés en fonction de l'ordre d'accès, de sorte qu'il n'est pas inutile de voir des serveurs de noms qualifiés de primaire, secondaire, tertiaire etc. dans la liste s'il y en a plus d'un spécifié. Chacun d'eux doit être une adresse IP et non un nom, du fait que l'ordinateur n'a aucun moyen de résoudre le nom tant qu'il n'est pas connecté à un serveur de noms. Outre un domaine par défaut, vous pouvez également spécifier des domaines de recherche. Ces derniers fonctionnent différemment ; ils progressent de un à six de la même manière que le serveur de nom. Toutefois, ils prennent tous le pas sur le domaine par défaut ! Gardez ceci à l'esprit lorsque vous spécifiez des domaines de recherche. Les domaines de recherche ne sont généralement pas utilisés. L'élément non encore couvert est la case à cocher pour l'utilisation du DNS. Si vous exploitez un petit réseau privé sans connexion Internet, l'utilisation de fichiers /etc/hosts et le maintien de leur synchronisme fonctionneront. La complexité augmente à mesure que vous ajoutez des ordinateurs, jusqu'au point où il est plus simple d'avoir un seul ordinateur utilisant un DNS que de continuer à synchroniser des fichiers /etc/hosts. Une autre raison de ne pas utiliser DNS est lorsque votre réseau va plutôt utiliser NIS. Il faut savoir que NIS peut fonctionner conjointement avec DNS. Ainsi, pour résumer le tout, à moins que vous ne sachiez pourquoi l'utilisation de /etc/hosts ou de NIS serait optimale dans votre situation, DNS est probablement le meilleur choix possible. Vous pouvez ajouter, modifier ou supprimer des entrées à partir du fichier /etc/hosts à l'aide de Linuxconf. Ouvrez Config => Networking => Misc => Information about other hosts. Pour modifier ou supprimer une entrée, sélectionnez-la. Pour supprimer l'entrée, sélectionnez Del au bas de l'écran host/network definition. Pour la modifier, changez les informations en fonction des besoins. Pour ajouter une entrée, sélectionnez Add au bas de l'écran /etc/hosts. L'écran host/network definition s'ouvre. Champs obligatoires :
Champs facultatifs :
Lorsque vous avez terminé, sélectionnez Accept. S'orienter dans linuxconfCe tableau constitue une source de référence rapide pour ce chapitre. Malheureusement, il n'offre pas des références rapides complètes pour linuxconf qui a beaucoup plus de fonctions que celles abordées dans cette documentation. Tableau 3-2. Référence rapide de Linuxconf
|
|
|